06 février 2009
Chroniques angoumoisines au goût de moisi...
Aurais-je l'Angoulême un peu amère, moi ?
Bof, pas tant que ça : un blog, c'est aussi fait pour se défouler, avec le décalage de rigueur, se débarrassant au passage de tout ce qu'on a du mal à digérer. Après tout, je n'en ai pas si gros sur la patate, ceci étant un prétexte à faire une série de notes ressenties, voilà tout.
Si j'étais défaitiste, je me morfondrais comme un auteur mal aimé (ou inconnu, plutôt) de son propre éditeur qui flingue les couvertures et ne soutient pas réellement la sortie d'un nouvel album... Mais si j'optais pour un optimisme doublé d'un réalisme bienveillant, je gonflerais le torse en me disant que Raph' & Potétoz évoluent avec joie et plaisir dans les pages d'Okapi, et qu'ils ont la chance d'avoir une autre vie en album, grâce à Tchô ! Et c'est tout de même une sacrée aubaine, non ?
Alors voilà, ces albums ont le mérite d'exister — et c'est déjà énorme ! — et, lorsqu'on les trouve (!!!), ils divertissent quelques centaines de lecteurs ! Et puis la jungle d'Angoulême est sans pitié : je suis bien conscient de n'être ni un auteur vendeur, ni un auteur chassé... Mais de quoi se plaint-on ? Raph' & Potétoz ont encore plein de choses à raconter, ils profiteront au maximum de ses fenêtres offertes par Okapi et par Glénat. Et puis, il ne tient qu'à moi de changer de chemise : je n'ai qu' à me retirer les doigts du cul et trimer sur les différents projets en cour, "La Chambre Noire" ne demande qu'à sortir de mes cartons !!! Go go go !!!
Après cet égo-bilan autour d'Angoulême, place à la BD !
Cette année, le festival était de qualité, les expositions réussies et touffues, les étals des éditeurs bien remplis et, pour couronner le tout, le soleil était aussi de la partie ! Sans parler du palmarès 2009 qui me réjouit particulièrement, promettant une 37è édition meilleure encore !
J'ai donc apprécié au pas de course l'expo Dupuy-Berbérian — panorama dense et impressionnant, avec en prime de superbes croquis —, celle, plus modeste, de Saï Comics et, les deux pieds dans la tombe, je me suis délecté de l'installation de Winschluss, noire, drôle et enfumée.
Bien entendu, j'ai aussi erré avec plaisir dans les "bulles" des éditeurs, histoire de faire souffrir mon porte-monnaie. D'ailleurs, ma carte bleue a brûlée, paix à son âme...
Les éditions Warum avaient un stand dans le pavillon des jeunes talents et j'ai pu y converser agréablement avec l'un de ses responsables : du coup, j'ai craqué pour le petit "Moi, je" d'Aude Picault, auteur Tchô ('tain, la chance !!!), Chicou's girl au coup de crayon vif et incisif ; complétant aussi ma collec' du jeune virtuose Vivès (au palmarès avec le superbe et incompréhensible "Goût du chlore", chez KSTR), 'La boucherie" est venue se glisser dans mon sac, mettant du sang partout... Un peu plus tard, dans la bulle des indés, j'ai profité de la présence de Benjamin Adam sur le même stand pour choper le "12 rue des Ablettes", dédicace et petite conversation en prime avec un grand gars à suivre, chapeau bas ! Puis, j'ai pu aussi attraper au vol le bonhomme d'Aviau, frisé de prêt et toujours une pêche d'enfer, sacré Poipoi !!! Un beau bouquin chez Les enfants rouges, "Ce qu'il en reste", scénarisé par Loïc Dauvillier. D'la bombe ! Pour terminer, j'ai aussi commis quelques achats auprès du collectif Troglodyte (dont fait parti le jeune Adam, cité plus haut).
Ensuite, direction la bulle des "grands", foire à l'empoigne pour les chasseurs de dédicaces et marché grisant pour les amateurs dont je suis... Chez Dargaud, j'ai tapé dans des valeurs sûres, sélectionnées cette année : du Bouzard et du Blain, bon crû ! J'en ai déjà parlé ici et je ne le regrette pas ! Deux auteurs que je suis depuis leurs débuts et qui font aujourd'hui partie des grands : ils n'arrêteront pas d'encombrer ma bibliothèque, quoiqu'ils fassent, j'en ai bien peur...
Un détour chez Delcourt, pour taper dans du lourd : les deuxièmes tomes du blogissime Boulet ('tain, encore un auteur Tchô !, la chance...) et de "Wizz & Buzz" du duo Winschluss & Cizo. Gras et hilarant, l'un comme l'autre. D'ailleurs, j'ai tourné pendant un certain temps, comme un requin hésitant à croquer une baleine, autour du futur meilleur album "Pinocchio" du gars Winschluss mais j'ai été découragé par le poids de l'ouvrage, mes sacs étant déjà bien pleins, me promettant de le choper à l'occas'... Je n'y manquerai pas !
Avant de sortir de ma bulle, j'ai aussi topé deux albums d'auteurs que j'apprécie : "Pauline (et les loups-garous)" de Stéphane Oiry et Appollo chez Futuropolis ; et "Dimitri Bogrov" de Benjamin Bachelier et Marion Festraëts, chez Gallimard / Bayou. Monsieur Oiry est un ami, j'ai œuvré à ses côtés dans le dessin animé et je suis toujours admiratif de son dessin : l'album semble à croquer ! Quant à Benjamin Bachelier, j'ai adoré sa reprise, pas aisée après le fameux Tanquerelle, du Legs de l'Alchimiste (scénarisé par Hubert, membre de l'atelier du coin tout comme Stéphane, le monde de la BD est si petit...). Je ne les ai pas encore lus mais au feuilletage, ça m'a l'air délicieux !
Pour la première fois depuis que je pratique Angoulême, j'ai osé pénétrer dans l'antre du roi Soleil. Attiré à l'intérieur par un fumet doucereux et irrésistible, j'ai pris sur moi et me suis frayé un chemin à travers ce mur de sons et de lumières (soit dit en passant, enchaînés aux table en une rangée de galériens, les auteurs enquillent les dédicaces dans le brouhaha et la pénombre : certains en sont morts, m'a-t-on dit...) pour attraper à la volée une petite pépite, tirée de la nouvelle et prometteuse collection Métamorphose : "Billy Brouillard" de Guillaume Bianco est une très bonne surprise !!! Recueil d'illustrations, de coupures de presse, de pages encyclopédiques, de poèmes... une belle BD empaquetée joliment dans une ambiance Tim-Burtonienne, j'ai adoré l'ouvrage !
Et voilà donc un bilan plutôt positif de ce douloureux Angoulême, non ? L'année prochaine, après avoir pleuré dans les jupes de mon éditeur (et qui sait, peut-être d'un second ?), j'essayerai de prendre un peu plus de temps (et donc de perdre un peu plus d'argent) pour écumer la ville, la tête pleine de projet et avec une sacrée patate, vous avez pas idée !!!
20 janvier 2009
Tous ensemble, tous ensemble ! Ouais ! Ouais !
Nostalgique des jeux de rôle n'ayant
plus vraiment ni le temps ni l'énergie d'animer des parties, il est
facile de se rabattre sur un bon jeu de plateau qui pourra réjouir le
temps d'une soirée une tablée de joueurs en manque. Et le jeu dit
"coopératif" est alors idéal : il allie la mise en place simple du jeu
de plateau et le plaisir d'un jeu en équipe, tous ensemble contre une
mécanique implacable, souvent riche et inattendue. En voici une
sélection. Un pour tous, tous pour un !
Horreur à Arkham - 1 à 8 joueurs - 180 mn - Ubik - 45 euros : Attention, je commence par du lourd ! Jeu à l'ambiance très prononcée tirée de l'univers étrange et glaçant du mythe de Cthulhu de H.P. Lovecraft (horreurs gluantes et rampantes dans l'Amérique des années 20), il s'agit pour les joueurs d'empêcher le retour des Grands Anciens — répugnants monstres stellaires qui s'apprêtent à déferler sur terre — en fermant les portails magiques qui s'ouvrent un peu partout dans la ville d'Arkham. Assez proche par certains côtés d'un jeu de rôle — les joueurs incarnent des investigateurs avec points de vie, santé mentale, équipement... —, ce jeu est long, certes, mais très prenant et riche en rebondissements : enquête, combat, sorcellerie, tactique, coordination... De même, il vous faudra une grande table pour accueillir son plateau immense et ses multiples cartes, marqueurs et fiches ! De nombreuses extensions sont parues à ce jour pour enrichir encore cet imposant et passionnant jeu (et accessoirement occuper encore plus de place sur la table) ! Mais êtes-vous sûrs de bien avoir fermé le portail ?
Pandémie - 2 à 4
joueurs - 45 mn - Filosofia - 35
euros : Voici un jeu qui ne paye pas de mine. Le matériel reste assez
neutre, voire froid : un plateau représentant le monde d'aujourd'hui, des petits
cubes de couleurs, des cartes... En même temps, on ne rigole pas : les
joueurs, chacun membre spécifique d'une organisation
médicale mondiale, doivent éradiquer et stopper les épidémies ! Ça
tourne très bien, la tension monte en puissance au fil du jeu et,
contrairement, au précédent, "Pandémie" a le mérite d'être assez court.
Hypocondriaques s'abstenir !

Ghost stories : 1 à 4 joueurs - 60 mn - Repos Prod - 40 euros : Autre ambiance, autre univers. Au programme de "Ghost Stories" : fantômes chinois, prêtres taoïstes et exorcismes à l'encens. Pour gagner, les joueurs doivent renvoyer dans les limbes l'incarnation du Wu-Feng, terrible fantôme qui viendra hanter le plateau en fin de partie... Mais avant cela, ils doivent tenir éloignés les autres fantômes qui assaillent de toutes parts leur village ! Les règles sont assez touffues mais suffisamment variées pour tenir en éveil. Car, pour combattre les spectres, il ne faut pas sombrer ! Brrr...

Les chevaliers de la table ronde - 3 à 7 joueurs - 90 mn - Days of wonder - 50
euros : (J'en ai déjà parlé ici).
Un des premiers jeux français du genre, il reste un incontournable. Les joueurs, chevaliers de la table ronde, doivent s'unir pour contrer
les forces extérieures : chevalier noir, envahisseurs de tout poil,
puissances du mal, tous se liguent pour réduire à néant le royaume de
Camelot. Ce jeu s'appuie sur une mécanique de combinaison de cartes à la fois simple
et rodée, soutenue par de superbes plateaux modulables et tout un tas
de figurines bien foutues. De plus, histoire d'ajouter un peu à la
difficulté, un félon peut se cacher parmi les joueurs et œuvrer en
secret à la perte de Camelot. Épique !

Battlestar Galactica - 3 à 6 joueurs - 180 mn - Edge - 50 euros : Tiré de la série télévisée du même nom (dont j' ai déjà parlé ici), ce jeu semi-coopératif — car l'un des joueurs incarne un traître qui s'ignore ! — fera de vous les membres du Galactica, gigantesque vaisseau rescapé d'une terrible guerre qui a failli voir la fin de la race humaine. Il faudra aux joueurs s'unir pour contrer les attaques cylons extérieures mais aussi pour découvrir qui parmi eux est acquis à l'ennemi, peut-être même sans le savoir !!! Immersif et efficace, cette adaptation de série est pour une fois très réussie.

16 décembre 2008
À Noël, j'fais un carton !
Cela ne t'aura pas échappé, c'est
bientôt Noël... Et bien sûr, t'es à la bourre pour les cadeaux ! Ou
bien, pire, tu n'as pas d'idée pour toi-même...
Alors, surtout, ne panique pas, j'ai pensé à toi.
D'abord, tu peux surfer sur ce tout jeune blog, j'y a déjà glissé quelques avis.
BD, jeux de société, jeux vidéo et série télé, en voici une petite sélection supplémentaire concoctée par bibi, label Raph' & Potétoz only !
Pour commencer, une idée qui plaira aux
grands comme aux petits : tu n'as pas encore les deux tomes de "Raph'
& Potétoz" publiés chez Glénat !?! Mets-les illico sur ta liste de
cadeaux, et qu'ça saute ! Tu les as déjà ? Offre-les alors à tes amis,
cousins, parents, enfants, grands-parents, voisins, concierge,
collègues, patron... Ou sinon mets de côté une dizaine d'euros pour
acheter le 3ème tome qui sortira en Janvier !

"Raph & Potétoz" - Tomes 1 et 2 disponibles - Glénat / Tchô ! la collec... - 9,40 euros le tome
Ça, c'est fait.
Une fois ta bibliothèque BD mise à jour, tu peux aussi taper dans la sélection Angoulême 2009 qui est en soit un gage de qualité. En voici quelques unes que je n'ai pas forcément lues mais que je te conseille les yeux — presque — fermés !
"Gus" -
Tome 3 - Christophe Blain - Dargaud - 14 euros : De croustillantes
histoires western-romantiques sous la plume acérée du grand Christophe
Blain. C'est drôle, c'est beau, c'est fin, ça dégaine vite et ça troue
pas mal !
"The autobiography of a mitroll" - Guillaume Bouzard - Poisson Pilote / Dargaud -
10,40 euros : Après trois volumes autobiographiques décalés hilarants,
en voici une version couleur sans doute plus mordante que jamais.
Guillaume Bouzard est un Dieu du rire, que cela soit dit.
"Le marquis d'Anaon" -
Tome 5 - Mathieu Bonhomme & Fabien Vehlmann - Dargaud - 13 euros :
Les aventures fantastico-historiques de Jean-Baptiste Poulain,
enquêteur du paranormal dans la France du XVIIIe. Inquiétant et bien
gratté !
"Le retour à la terre" - Tome 5 - Jean-Yves Ferri & Manu Larcenet - Poisson
Pilote / Dargaud - 10,40 euros : La vie faussement autobiographique
d'un auteur de BD exilé à la campagne. J'en ris encore...
"Les Chronokids" - Tome 2 - Stan, Vince & Zep - Glénat
/ Tchô ! la collec... - 9,40 euros : Lorsque le papa de Titeuf écrit
pour des dessinateurs fous de SF, ça donne une bonne dose de délires
historico-comiques. Trop tchô !




Marre de bouquiner seul dans ton coin ? OK, voici de quoi occuper tes longues soirées d'hiver, en famille ou entre potes. Y'en a pour tous les goûts !
"Les chevaliers de la table ronde" - Jeu
de plateau coopératif - 3 à 7 joueurs - 90 mn - Days of wonder - 50
euros : Vous, fiers chevaliers de la table ronde, saurez-vous empêcher
les forces du mal de déferler sur Camelot ? Un bon gros jeu avec des
cartes, des dés et des figurines dedans, basé sur l'univers féerique de
Merlin et du roi Arthur. Tous les joueurs — sauf un éventuel félon qui se cache parmi les chevaliers — œuvrent ensemble contre une mécanique terriblement huilée. Excellent !
"Mr Jack" - Jeu
de plateau - 2 joueurs - 30 mn - Hurricane - 30 euros : Une sorte de
jeu d'échec sur le thème de Jack l'éventreur : huit suspects potentiels
qui doivent jongler avec la lumière et l'ombre pour démasquer Jack...
ou l'aider à s'échapper ! Simple, rapide, efficace.
"Les loups-garous de Thiercelieux" - Jeu
d'ambiance - 8 à 18 joueurs - 30 mn - Lui-même - 9 euros : Ce jeu est
idéal pour animer une petite soirée lorsqu'on est trop nombreux pour
taper le carton. Dans le village de Thiercelieux, des loups-garous
guettent dans l'ombre et chaque nuit, ils dévorent un pauvre villageois
innocent... Saurez-vous les trouver avant qu'ils ne vous mangent ?
Loup, y es-tu ?
"Gift trap" - Jeu de plateau - 3
à 8 joueurs - 60 mn - Ferti - 35 euros : Sur la table, des cadeaux
pour toute la famille, certains très attrayants, d'autres horribles ou
absurdes. À vous d'offrir les bons cadeaux mais sachez aussi les
recevoir ! Très drôle en famille mais attention, susceptibles
s'abstenir !
"Les aventuriers du rail" - Jeu
de plateau - 2 à 5 joueurs - 40 mn - Days of wonder - 40 euros :
Tchou tchou , le p'tit train ! Ce jeu de placement à la mécanique
impeccable plaira à tous, joueurs chevronnés et joueurs du dimanche.
Une course du rail à travers les États-unis, attention au départ !


Si tu préfères passer des heures devant ton ordi ou ta console, pioche là-dedans, tu m'en diras tant !
"The Lapins crétins show" -
Wii / DS - Party Game - 40 à 45 euros : OK, c'est crétin de secouer sa
manette devant son écran en poussant des cris rageurs lorsqu'on se
plante. Mais on hurle de rire, aussi ! Pffff, c'est crétin quand même,
non ?
"Neverwinter Nights" - Mac / PC - Jeu
de rôle - 5 à 55 euros : Voici un bon jeu de rôle sur ordi à l'ancienne
avec du donjon et du dragon dedans ! Au programme : gestion de
personnages, exploration de zones, quêtes en tout genre et tabassage de
monstres en règle. Du bon, du lourd.
"Prince of Persia" - Toute console - Plate-forme - 40 à 65 euros :
Superbe série aux graphismes à couper le souffle, ambiance Aladin qui
aurait bouffé du Yamakasi. Ça s'illumine de partout, ça sautille dans
les moindres recoins, ça se taille un chemin à coup de cimeterre, ça en
jette ! Bon, la version DS est loupée, rattrapez vous avec les autres.
"Castelvania" -
Toute console - Action / Aventure - 20 à 65 euros : Saga gothique et
vampirique par excellence, Castelvania se décline sur toutes les
consoles. Dernière en date sur Nintendo DS, "Order of Ecclesia" nous
propose d'entrer dans la peau de Shaona, disciple d'un ordre dont le
but est de détruire le comte Dracula en personne !
"Call of Duty" -
Toute console - First Person Shooter - 20 à 65 euros : Dans le genre
jeu de guerre pseudo-historique où ça tire dans tous les coins, Call of
Duty reste la série la plus productive et la plus créative. Que de
sueurs froides, une mitrailleuse thompson en main, planqué au milieu un
tas de ruines fumantes... Go go go !





Prêt à lâcher tes manettes mais pas à te décoller de l'écran ? V'là quelques séries télés qui vont te scotcher !
"Battlestar Galactica" -
Science-fiction - 3 saisons - 25 euros : Reprise d'une série culte des
années 70 mais en plus sombre, Battlestar Galactica raconte la fuite
stellaire des survivants de l'humanité qui traversent l'univers à bord
de vaisseaux-villes. Poursuivis par les cylons, machines intelligentes
parfois étrangement humaines qui veulent les éradiquer, ils recherchent
la Terre promise. Batailles galactiques et intrigues à huit-clos au
programme.
"Dexter" - Drame
/ Thriller - 2 saisons - 40 euros : Que se passe-t-il lorsqu'un expert
de la police scientifique est aussi un tueur en série ? Personnage
dérangeant parce-que terriblement attachant, Dexter tue, certes en
sélectionnant les mauvaises gens, mais il tue, et ça, c'est mal !
"Rome" - Drame
/ Historique - 2 saisons - 50 euros : L'histoire de Rome vue par les
grands — Pompée, Jules César... — et par les petits — deux légionnaires
aux parcours très différents. Violent et grandiose.
"Grey's anatomy" - Drame / Médical
- 4 saisons - 15 à 45 euros : Prenez une bonne dose d'Urgences,
saupoudrez avec un mélange de Friends et d'une comédie romantique à la
sauce américaine, vous avez Grey's Anatomy ! Gnangnan à souhait,
j'adore !
"Scrubs" - Comédie
/ Médical - 5 saisons - 18 à 30 euros : Encore une série surfant sur la
vague d'Urgences mais sous un angle totalement décapant, Scrubs est une
virgule comique décalée dans ce monde de brutes télévisuelles, portée à
bout de bras par une brochette d'acteurs hilarants.





OK, ton porte-monnaie va pleurer (au pire, tu peux faire raquer mamie !). Sinon, patiente un peu : avec un peu de chance, BD et jeux de société atterriront sans doute dans tes bibliothèque et ludothèque municipales, tes potes pourront peut-être te prêter leurs jeux vidéo et les séries passeront certainement sur le petit écran... Et joyeux Noël, surtout !
26 novembre 2008
Blog Djungeul…
Depuis que j’ai mis le doigt dans les blogs BD, mon bras y est passé… Et encore, il aurait été facile de se faire bouffer tout entier tant l’offre de la blogosphère BD est vaste !
Mais d’abord, kesk’1 blog BD ?
Partons d’une définition simple : d’un côté, nous avons le blog, sorte de journal intime sur le web mais pas que… plutôt un journal personnel, comme une suite d’articles issus d’un même rédacteur (ou d’une même communauté) généralement sur un thème choisi (ma vie, mon œuvre ; le tricot ; les poêle à frire du 19è…) mais pas que… ; de l’autre côté, nous avons la bande dessinée, soit, en faisant simple, une suite d’images graphiques coordonnées de manière à raconter une histoire…
Le mélange des deux donne donc un blog BD : journal, intime ou pas, fait de visuels dessinés racontant tout et n’importe quoi, généralement les ressentis de l’auteur, des anecdotes de sa vie quotidienne, des réflexions sur tel ou tel sujet… et tout ceci en direct du producteur au consommateur, gratuitement mis en ligne et a priori sans contrainte ni censure.
Je ne me rappelle plus comment je me suis fait happer par le tourbillon des blogs BD : un mail envoyé par un pote, une rencontre dans un festival ou ailleurs, une recherche sur le web à propos d’un auteur qu’on aime bien et hop…; et puis il y a la communauté des blogueurs, ultra-active, il faut l’avouer. Comme dans toute communauté, les blogueurs se soutiennent les uns les autres, en se créant des liens mutuels — dans tous les sens du terme — et formant ainsi une chaîne infinie ; les blogueurs se regroupent aussi dans diverses manifestations, comme le festiblog ou les révélations blog d’Angoulême, où ils peuvent ainsi rencontrer les internautes « en vrai » pour des séances de dédicaces à faire pâlir n’importe quel auteur de BD, sans avoir même publié !!!
Paradoxe de la bulle web et ses « buzzs » en cascade, certains blogs BD ont tellement fait parler d’eux qu’ils ont attiré des éditeurs classiques, flairant qui le talent, qui la bonne affaire… Ainsi, les notes visibles free en ligne sont alors devenues des compilations disponibles en librairie, billets doux contre vrais billets ! De même, si leurs premières intentions sont sincères et louables, certains auteurs œuvrent sur leur blog espérant en secret être repéré par un éditeur et voir ainsi leur travail récompensé — et ce n’est pas moi qui leur jetterai la pierre !!! D’un autre côté, les éditeurs font de plus en plus leur marché sur la toile, traquant la perle rare au plus profond du web. C’est le serpent qui se mord la queue…
Voici une petite sélection de ces blogs passés de l’autre côté de l’écran :
À noter dans cette sélection que la plupart ont été édités dans la collection Shampooing des éditions Delcourt, dirigée par Lewis Trondheim himself… lui-même auteur de la série des petits riens et — officieusement — du fameux blog de Frantico ! Où ça, un serpent qui se mord la queue ?
Personnellement, j’ai toujours été épaté par ces auteurs, professionnels ou non, qui se livrent ainsi sur le web au difficile exercice du blog, jetant leur travail — et à fortiori, leur temps précieux et parfois même une partie de leur vie intime — en pâture à des internautes amusés, épatés mais aussi cruels. Et je trouve que c’est un juste retour des choses lorsqu’un blog virtuel devient un livre bien réel, surtout lorsque le talent est là ! Après tout, le support importe peu et si cela permet à certains auteurs de vivre de leur art…
Par ailleurs, au delà d’une vision “mercantile” de la chose — faire connaître son travail au plus grand nombre en espérant être publié à son tour —, le blog BD reste un fantastique terrain d’expérimentation graphique et narrative, débarrassé de toute entrave éditoriale.
Bon, finito le blabla, si t’es prêt pour un p’tit tour dans le monde joyeux des blogs BD, file à la page “Liens”, tu y trouveras une petite sélection personnelle de blogs BD, pour ne pas te perdre dans cette jungle touffue et numérique.
Let’s go !
Mais j’vous aurais prévenu : on y glisse un doigt, on y perd le bras et après… on fait son propre blog, parole de Raph’ !!!
31 octobre 2008
Jeu de rôle : la relève !!!
Longtemps, j’ai cru que le jeu de rôle étant mort...
Longtemps,
j’ai cru que ce loisir archaïque datant de l’adolescence de mon vieux
était dead, relégué aux oubliettes, ou plus simplement rangé
soigneusement dans une bibliothèque-musée tout en prenant gentiment la
poussière.
Non, non, je ne parle pas des jeux de rôle sur ordinateur
et autres MMORPG (et je n’ai pas éternué, là), ces trucs virtuels qui
créent dans nos emplois du temps des failles infinies !!!
Avant d’aller plus loin, tu te dis peut-être « Merde, c’est quoi, alors, un jeu de rôle ? »
Le
VRAI jeu de rôle, c’est celui qui se joue autour d’une table et dans ta
tête, avec des potes, des dés à multiples facettes et une bonne dose de
pizza-coca… Tu veux en savoir plus ? Va faire un tour sur Wikipedia.
Concrètement,
le jeu de rôle sur table, c’est un maître de jeu (sorte de
conteur-guide-arbitre-animateur) qui fait vivre une aventure
fantastique à une poignée de joueurs incarnant chacun des personnages
héroïques imaginaires. L’aventure suit un scénario préparé à l’avance
par le maître de jeu qui raconte aux joueurs ce que voient, vivent,
ressentent leurs personnages : ceux-ci sont libres de leurs actions et
de leurs choix, au maître de jeu d’improviser et de s’adapter pour leur
raconter la suite de l’histoire. Outre cette part importante
d’imagination et de dialogue, le jeu en lui-même est géré par des
règles plus ou moins complexes (chaque personnage dispose de sa propre
fiche où sont décrites ses caractéristiques, ses compétences, ses
pouvoirs magiques…), ce qui nécessite généralement des lancers de dés
ou l’utilisation de figurines pour simuler les combats.
J’en étais où ?
Ah, oui, mort, qu’il était ce pauvre jeu de rôle de papier et de plomb…
Mais, voilà t’y pas que… Ça y est, il est de retour, 100% ressuscité !
Même
si ça sent le réchauffé — mais n’est-ce pas dans les vieilles
casseroles qu’on fait les meilleurs plats ? —, le bon vieux « Dungeons
& Dragons » originel vient de se refaire une beauté dans une toute
nouvelle édition (la 4è), revue et corrigée pour le plaisir de tous !
D&D
en quelques mots : un univers médiéval-fantastique à la Tolkien (Le
Seigneur des Anneaux) dans lequel tu peux vivre des aventures
incroyables et sans te soucier des effets spéciaux : dans la peau d’un
guerrier nain, d’un voleur elfe, d’un sorcier mi-homme mi-démon ou d’un
fier paladin, tu pourras jeter des boules de feu sur une horde de
monstres sanguinaires, faire des moulinets avec ta hache à deux mains,
négocier en toute diplomatie avec un seigneur félon ou subtiliser avec
discrétion la bourse bien pleine d’un riche marchand… tout ça en
restant chez toi !!! Dingue non ?
En savoir plus sur D&D ? Clique sur ces images ou ICI.
Bon, c’est vrai, pour jouer, faut casser la
tirelire et investir sur plusieurs Noëls et anniversaires : 3 livrets
de base à 30 euros l’unité — dont le manuel des joueurs qu’il faudrait,
pour bien faire, que chaque joueur possède !!! — sans compter les
livrets de scénario, l’écran du maître, les plans, les figurines — qui
se vendent de manière aléatoire dans des boosters payés la peau du cul
!… l’éditeur s’est fait un sacré plan marketing à deux doigts de se
retrouver dans mes « coups de gueule » !!!
Mais voilà, c’est
quand même trop bon de retrouver l’univers D&D alors on se laisse
facilement avoir : avec un peu d’imagination, on peut même éviter de
trop raquer. D’abord, pour s’initier, « Wizard of the coast » (ainsi
que l'éditeur français, Play factory) a eu le bon goût — ou le flaire, va savoir ! —
de sortir le premier scénario « Le fort de Gisombre » (20 euros
environ) avec les règles clés en main et tout ce qu’il faut pour
démarrer le jeu. Et pour les figurines et les plans, on peut tout à
fait trouver sur le web ce qu’il faut (jetons à découper, plans à
imprimer), alors pourquoi se priver ?
De centaines d’heures de jeu en perspective !!!
Alors prêt à laisser ton imaginaire en roue libre et à faire péter les dés ?
Trouve-toi quelques potes motivés et lance-toi dans l’aventure !

















































